La demande de diesel est peu sensible au prix à court terme mais est fortement influencée par l’activité économique

9 Avril 2014

Dans un article à paraître dans Energy Economics, Philippe Barla, Mathieu Gilbert-Gonthier et Jean-René Tagne Kuelah estiment la demande de diesel au Canada. À l’aide de données annuelles pour la période 1986-2008, deux approches économétriques sont employées : un modèle d’ajustement partiel (PAM) et un modèle de cointégration. En accord avec la littérature existante, le PAM semble surestimer les élasticités-prix de court et long terme alors que le modèle de cointégration rapporte des valeurs de 30 à 50% plus faibles. Les élasticités-revenu de court terme varient aussi entre les deux méthodes, mais les deux modèles suggèrent des élasticités-revenu de long terme de l’ordre de 0.9. L’étude conclut donc que la demande canadienne de diesel est relativement insensible au prix à court terme et que le niveau d’activité économique est son déterminant principal dans le long terme. Il s’agit d’un résultat attendu puisque plus de 90% de la consommation de diesel au Canada est issue du camionnage. Pour cette même raison, l’article souligne également l’importance de contrôler pour l’effet de changements dans la composition de l’activité économique. Spécifiquement, la croissance des secteurs miniers et pétroliers a eu un impact hautement significatif qui, lorsque pris en compte, permet d’éliminer des biais dans l’estimation des élasticités.

Lien: http://www.sciencedirect.com/science/journal/aip/01409883